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Les pages Neurosciences de la Vision du site d'AT&E

EXEMPLES
HISTORIQUES

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Nous avons tenté d'analyser comment, au cours de l'histoire, les hommes ont abordé la réalisation d'ouvrages de dimension exceptionnelle, leur relation avec les sites et la réaction de l'oeil humain à la perception de ces formes.

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Le théâtre grec, encastré au flanc d'une colline, est intégré dans son site et pratiquement mimétique : vous pouvez passer près du théâtre d'Ephèse, d'Epidaure ou de Delphes sans remarquer qu'un ouvrage contenant 10.000 ou 20.000 personnes se trouve integré dans le relief.

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A l'opposé, la civilisation romaine a exalté le savoir des ingénieurs et la fierté monumentale : elle a réalisé des théâtres en les implantant de la façon la plus rationnelle possible, dans les terrains disponibles à proximité des agglomérations, en les faisant jaillir du sol et en organisant une ordonnace architecturale. Ils manifestent une monumentalité et marquent la présence humaine comme un évènement volontaire fort : la domination de l'homme sur la nature, la puissance de l'empire et de son monarque.

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Les bâtisseurs de cathédrales disposaient d'une technologie qui leur permettait d'exprimer la fierté de villes et d'évêchés disposant de ressources, de la richesse agricole.

L'échelle immense de ces ouvrages a induit dans l'expression des façades une dimension qui n'a pas de mesure avec celle des constructions bourgeoises qui se trouvaient à la périphérie. Cette rupture d'échelle a entrainé le souci de trouver des dispositifs graphiques, des relais visuels qui permettent de dégager un sentiment d'harmonie et de beauté et de vaincre l'impression d'écrasement que la dimension des ouvrages, si elle n'était pas modulée, n'aurait pas manqué de provoquer.

Quand on regarde une façade de cathédrale, quand on la déchiffre, non sous l'angle symbolique mais uniquement sous celui du confort visuel, on trouve un véritable répertoire d'artifices mis en oeuvre à tous les niveaux de l'ouvrage : dessin des portails, position centrale de la rosace, attracteur visuel de premier rang, succession de corniches saillantes qui rythment l'espace vertical en strates horizontales, jusqu'aux multiples sculptures, parfois très artificielles, qui, sur les arrêtes, ont pour objet d'accrocher la lumière comme des écailles et de rendre acceptable de très hautes verticales (qui sont par essence des répulseurs visuels).

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On retrouve pour les mêmes raisons ces artifices visuels dans les pyramiques mayas, dans des temples comme celui de Borobodour qui ont pour objet d'exprimer une très grande monumentalité, de grandes capacités techniques, tout en apportant un confort visuel qui relie la dimension des ouvrages à l'échelle de l'oeil humain.

La cathédrale gothique a particulièrement développé l'esprit monumental et la prouesse technique, tandis que les temples mayas ou orientaux, par les systèmes de gradins et les transitions modulées dans le relief, se rattacheraient plutôt à une recherche de mimétisme et d'intégration, comme le théâtre grec.

A l'époque contemporaine, nous retrouvons cette éternelle dialectique exprimée d'une part par l'Arche de la Défense, dont le creux intérieur pourrait contenir Notre-Dame de Paris et dont les façades sont traitées en aplats d'une géométrie rigoureuse et, d'autre part, la gare TGV de Lyon Satolas où Santiago Calatrava a déployé une aile d'oiseau en charpente métallique qui forme une courbe purement biologique, une courbe tendue évoquant les dessins de Léonard de Vinci et qui cherche la relation avec le paysage ferroviaire et naturel qui l'entoure.

L'opéra de Sidney est devenu le symbole de tout un continent. Ses coques évoquent les formes d'un grand coquillage ou d'un animal préhistorique, en tout cas quelque chose qui se relie davantage aux formes biologiques qu'à la rigueur de structures prismatiques, associant cet immense ouvrage à la baie dans laquelle il s'intègre, comme un animal surgi des profondeurs ou du sable, et qui participe à la biologie du milieu.

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Nous avons tenté d'analyser comment, au cours de l'histoire, les hommes ont abordé la réalisation d'ouvrages de dimension exceptionnelle, leur relation avec les sites et la réaction de l'oeil humain à la perception de ces formes.

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